Biden et Trump disent se battre pour l’‘âme’ de l’Amérique. Qu’est-ce que cela signifie ?

Biden and Trump Say They’re Fighting for America’s ‘Soul.’ What Does That Mean?

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“Ce que je sais, c’est que nous sommes une nation chrétienne, les pères fondateurs étaient influencés par les valeurs de la Bible”, ajoute-t-elle. “Les gens sont perdus, ils sont influencés par ce sensationnalisme ambiant, ils sont en colère, ils sont frustrés. Ils ont soif d’un gouvernement qui leur redonne de l’espoir et de dirigeants qui se soucient vraiment de leurs problèmes”.

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Construire toute une campagne autour d’un impératif moral — avec un vocabulaire puisant aussi ouvertement dans le christianisme — fait partie de la stratégie républicaine depuis des décennies. Mais c’est une démarche plus inattendue de la part des Démocrates, qui attirent généralement un éventail de religions plus varié.

L’âme, et l’âme du corps politique, est un concept théologique et philosophique très ancien. C’est une notion particulièrement profonde, qui permet aux hommes de définir l’identité individuelle, ainsi que la vie en commun.

En hébreu biblique, les deux mots que nous traduisons par “âme”, nefesh et neshama, ont une racine qui signifie “respirer”. La Genèse met en scène Dieu soufflant dans les narines de l’homme pour le rendre humain.

Ce sens est encore présent aujourd’hui, alors qu’une pandémie s’attaque au système respiratoire et que des Noirs victimes de violences policières s’écrient “je ne peux plus respirer”.

Pour les poètes homériques, l’âme est ce que les humains risquent de perdre au combat, et ce qui distingue la vie de la mort. Sous la plume de Platon, Socrate médite sur le lien entre l’âme et la république qui engendre la vertu de la justice. Chez Saint Augustin, auteur de “La Cité de Dieu”, la cité peut être jugée à l’aune de ce qu’elle aime.

L’âme de la nation est “une métonymie très ancienne que l’on réactive quand toutes sortes de représentations culturelles sont en mutation”, explique Eric Gregory, professeur de religion à l’université de Princeton. “C’est révélateur du débat politique actuel, lié à une époque de crise et de changement, une corruption résultant de maladie”.

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